Timidité héréditaire, innée ou acquise

Un bébé assis seule timide.

 

Timidité héréditaire, innée ou acquise

Sentiment d’insuffisance, manque de confiance et d’aisance dans les relations avec autrui, peur du jugement, la timidité peut dépasser la simple rougeur des joues. Cette vulnérabilité au regard de l’autre risque de devenir un profond malaise.

 

Timidité héréditaire, innée ou acquise : au cœur des recherches scientifiques

La timidité a fait l’objet de plusieurs recherches scientifiques pour mieux comprendre ses origines et trouver les bonnes thérapies pour vaincre ce trait de caractère, qui peut causer un réel blocage aussi bien dans la vie personnelle que professionnelle.

 

En effet, une question majeure a toujours alimenté les débats scientifiques : la timidité est-elle innée, acquise ou plutôt héréditaire ? Ci-après, un retour sur ces différentes théories qui continuent à faire couler beaucoup d’encre.

 

La timidité : d’un simple inconfort à une vraie pathologie

La timidité est un sentiment qui peut impliquer le caractère d’un individu ou de sa personnalité. Cette distinction est fondamentale, car tant que la timidité n’empêche pas réellement le contact avec l’autre, elle reste gérable et ne constitue qu’un sentiment d’inconfort.

 

Si ses conséquences sont beaucoup plus importantes au point de constituer un véritable frein dans la vie quotidienne, creuse l’écart entre la personne et son environnement et causer un malaise profond, cela devient une vraie pathologie qu’il faut absolument traiter et vaincre.

 

D’où vient-elle ?

Alors que certains chercheurs soutiennent l’idée que la timidité a des origines génétiques et qu’il s’agit donc d’une caractéristique héréditaire, d’autres émettent l’hypothèse que c’est inné et que cela n’a pas forcément une origine héréditaire. Un autre courant parlent, par ailleurs, de la timidité comme étant le résultat de l’évolution humaine et elle est donc considérée comme une timidité acquise. Toujours vouloir faire une bonne impression et échapper aux jugements négatifs reçus expliquent également cette théorie.

 

Timidité innée et timidité acquise

Les concepts d’inné et d’acquis ont toujours été au cœur des études psychologiques. Par définition, la timidité innée est quelque chose qui appartient à la personne dès sa naissance sans avoir un caractère héréditaire. Il n’y a pas forcément un processus d’apprentissage, mais cela est automatiquement déclenché après la naissance.

 

En revanche, la timidité acquise, comme tout autre caractère bon ou mauvais, est quelque chose qui s’obtient par l’apprentissage ou encore par expérience. La timidité n’existe donc pas à la naissance de la personne, mais survient et évolue au cours de sa vie et de son existence.  En effet, plusieurs personnes ne naissent pas timides, mais ils le deviennent quelques années plus tard. Ce sentiment d’inconfort peut  transformer leur vie en un enfer de solitude.

 

Toutefois, la situation se complique davantage quand il s’agit d’une timidité héréditaire qui a évolué dans le temps, sans que la personne y soit réellement consciente.

 

Timidité héréditaire : ça se transmet dans les gênes

Par définition, l’hérédité revient à tous traits de caractères qui sont hérités d’un parent ou d’un ancêtre, d’un parrain à son descendant. À titre d’exemple, la couleur de la peau, la couleur des yeux, le groupe sanguin, entre autres.

 

La timidité héréditaire, qui est d’ailleurs un problème loin d’être rare,  existe bel et bien et a été confirmée suite à des recherches et des expériences scientifiques. En effet, les gênes transmettent les traits génétiques des parents au fœtus. L’enfant timide a souvent un parent avec le même trait. Si ce n’est pas le père ou la maman, c’est donc l’un des grands-parents ou encore les oncles.

 

Les chercheurs ont découvert que la physiologie cérébrale chez les enfants timides était la source de la réponse : le facteur génétique a un grand impact, de même que les troubles émotionnels subis par la mère pendant la période de grossesse. Tout cela peut affecter le développement de l’enfant et le préparer à l’émergence de la timidité héréditaire.

 

Cette prédisposition génétique, souvent aggravée par des facteurs éducatifs ou environnementaux, est prête à se déchaîner face à des événements déstabilisateurs même minimes : la peur du jugement et l’agressivité d’autrui.

 

Impact de l’environnement et de l’entourage

Par ailleurs, l’environnement familial joue un rôle important. Une étude réalisée à Oxford auprès d’un échantillon de plus de 12 000 couples de nouveaux parents a révélé qu’un père déprimé générait des problèmes émotionnels et comportementaux chez ses enfants.

 

Plusieurs chercheurs ont été contre le concept de la « timidité héréditaire ». Leur preuve : il n’y a pas de gêne de timidité. Le caractère héréditaire est donc inconcevable, vu qu’il n’y a pas de transmission du parent à son enfant.

 


Comment se manifeste la timidité héréditaire, innée ou acquise

La timidité se manifeste par une variété de symptômes qui peuvent être plus ou moins révélateurs.

D’une part, il y a

Les symptômes dits anticipateurs :

ils se produisent avant l’événement auquel la personne participe. L’idée de devoir faire face à une situation déclenche une série de réactions symptomatiques telles que l’essoufflement, la transpiration, les troubles du sommeil et l’anxiété.

 

Les symptômes qui apparaissent au moment de la situation :

dans ce cas également, il est possible d’avoir des manifestations similaires à ceux résultant de la timidité anticipée, qui entraînent toutefois des comportements plus graves tels que la panique, le rejet ou la fuite.

 

De manière générale, la timidité peut correspondre à :

La peur des événements sociaux

Vous pouvez paniquer pendant des semaines avant d’assister à un événement qui vous oblige à apparaître en public et vous éviterez peut-être d’y assister par pure timidité. Et si vous arrivez à vaincre cette peur, votre anxiété sera encore plus grande et visible via des symptômes alarmants (palpitations cardiaques, transpiration excessive, sécheresse de la gorge, douleurs à la poitrine et abdominales, maux de tête, etc.). Vous inventez donc souvent des raisons pour sortir du lieu de l’occasion ou partir sans préavis avant la fin de l’événement et avant que la panique vous prenne.

 

La peur excessive… qui n’a pas de sens

Vous savez vous-même si votre peur est logique ou non. Vous saurez mieux identifier les signes de timidité qui affectent votre vie sans pouvoir les contrôler.

 


Vaincre sa timidité :  techniques et thérapies

Que ce soit une timidité innée, une timidité acquise ou encore une timidité héréditaire, ce sentiment, très souvent désagréable, peut être surmonté à condition que la personne dont elle souffre en soit réellement consciente et l’accepte comme tout autre sentiment normal, mais surtout qu’elle ait la volonté d’y faire face afin de bien identifier ses raisons et savoir les vaincre.

 

Les différentes techniques pour vaincre sa timidité

Alerte mentale

Nous entendons par attention ou alerte mentale de noter votre état mental à chaque moment que vous ressentez de la timidité, de sorte que vous réalisiez ce qui vous empêche de faire ce que vous souhaitez. Lorsque vous séparez votre pensée de votre état au moment de l’événement, vous êtes sur la bonne voie !

 

Contrôler la séquence d’idées pour éviter la timidité

La prochaine étape consiste à contrôler la séquence de vos pensées qui peuvent vous mener à l’anxiété ou à la timidité. Au lieu de penser au négatif, vous pouvez penser positivement aux idées noires qui vous mènent à la peur et à la honte.

 

Faire face aux peurs pour les éliminer

Cette étape nécessite beaucoup de courage et de force et peut être la plus difficile, mais ses résultats sont les plus rapides et les meilleurs. Ils peuvent vous rendre beaucoup plus fort face à tout ce que vous craignez. La timidité peut donner lieu à plusieurs craintes, la plus importante étant la peur d’être gêné, ainsi que la peur du jugement, il est donc nécessaire de faire face à ces craintes assez longtemps pour s’y habituer et s’en débarrasser.

 

Demander l’implication des amis

Vous devriez gagner plus d’amis et vous intégrer dans des groupes, en particulier avec des personnes qui font la promotion de votre pensée positive et vous apportent toujours un soutien psychologique et vous redonnent confiance en vous. La confiance en soi contribue grandement au traitement de la timidité.

 

Chercher des sources de distraction

L’essentiel du processus de traitement consiste à réduire votre pensée négative, que ce soit avant, pendant ou après chaque événement. Les sources de distraction vous poussent à aller au-delà de tout cela pour ne pas être coincé dans une spirale négative de pensées. Vous pouvez par exemple vous convaincre de lire, de lire, de faire du sport, de passer du temps avec la famille, les amis ou les enfants, de regarder des programmes télévisés de divertissement, de surfer sur Internet. Certaines personnes ont tendance à entendre de la musique, à regarder des drames, etc.

 

Les thérapies de groupe et la …Zoothérapie 

Être dans un groupe de personnes ayant le même sentiment d’insécurité aide vous permettra à réduire le sentiment d’inconfort dont vous ressentez et de prendre conscience de ce blocage, mais aussi de partager ses craintes et de bénéficier des expériences de personnes présentant le même caractère.

La Zoothérapie est également une technique recommandée. En effet, le contact et la communication avec les animaux aident à extérioriser ses émotions et redonnent un sentiment de sécurité aux personnes souffrantes.

 

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