La timidité: origines, causes, conséquences et solutions pour la vaincre

Les jambes d'une fille démontrent sa timidité

Une fille timide

Origines, causes, conséquences et solutions de la timidité

Les origines et causes de la timidité

La timidité est-elle un sentiment inné ? Ou alors c’est notre éducation qui nous rend effarouchés ou bien est-elle due alors à un événement qui nous a traumatisés ? Et si la timidité s’insinue dans la profondeur de notre être de manière insidieuse, à petite dose durant notre enfance ?

 

  1. Naissons-nous timides ?

De nos jours, les recherches scientifiques en matière de timidité sont de plus en plus innombrables, et on commence peut-être à y voir de plus en plus clair, bien qu’il y ait certaines zones d’ombre.

Quoiqu’on ne soit pas arrivé à identifier un gène propre à la timidité, certaines recherches avancent néanmoins qu’il y a des tendances naturelles à la timidité. C’est l’avis du professeur Jérôme Kagan qui estime que 15 à 20% des enfants voient le jour avec une telle tendance. Ils seraient plus impressionnables face au stress.

Ainsi, certaines personnes viennent vraisemblablement au monde, plus intimidables que d’autres. Mais, la génétique ne peut expliquer à elle seule la timidité. En réalité, le côté physiologique est plutôt un amplificateur de la timidité que la cause à proprement parler.

Certaines personnes pensent que leur timidité est associée à une déformation physique, comme le bégaiement, la petite taille ou la laideur. Cependant, nous trouvons que cette explication est tout aussi insuffisante que farfelue. Sinon, tous ceux qui auraient par exemple un nez aussi imposant que celui de Cyrano seraient forcément timides.

En plus, on peut avoir une crise de timidité non à cause d’un défaut, mais en raison de nos qualités. On peut être timide de notre éclat ou de notre succès comme on peut l’être de notre hideur ou de notre déconvenue. Ainsi, c’est le regard de l’autre qui fait naitre en nous ce sentiment de timidité et qui fait qu’on se sent fragile, vulnérable.

 

  1. L’entourage familial est-il coupable de causer la timidité?

L’entourage familial où l’enfant grandi peut influencer et causer incontestablement l’évolution de sa timidité.

Si ses parents sont timides, ils peuvent lui passer leurs phobies, leurs obsessions et leurs manières de se comporter.

Des parents trop stricts et inflexibles peuvent être la source des causes de la timidité chez leur enfant. Mais le schéma comportemental inverse est tout aussi possible : le cas des parents trop gentils qui ne font que des compliments à leur enfant, ou qui le magnifient de façon excessive.

Dans les deux cas, on refoule le désir de l’enfant qui va se trouver déstabilisé, fragilisé et cela développe en lui le sentiment de timidité pour faire à une castration ou à une idéalisation excessive de la part de ses parents.

D’un autre côté, si les parents sont vulnérables ou distants, ils seront encore plus déstabilisateurs que les parents rigides. Les enfants qui, en voulant communiquer, ne trouvent que des réponses anormales, irrationnelles ou déroutantes, vont rencontrer des complications pour s’affirmer quand ils auront à créer une relation.

Pour Freud, la timidité est la crainte d’être délaissé. Cette peur se développe de façon tout à fait naturellement durant la petite enfance et pendant l’adolescence. Si la timidité persiste de manière tenace en étant adulte, c’est qu’il y a vraisemblablement un petit blocage à libérer.

Nous recommandons aux parents de donner un petit peu d’initiative à leurs enfants aussitôt que c’est possible, de leur permettre d’êtres autonomes d’accepter leurs ardeurs, de les laisser s’exprimer devant d’autres personnes et de ne pas parler en leur nom. Essayez de les encourager à communiquer, à participer à des activités en groupes sans pour autant les contraindre au contact.

 

  1. La culture peut-elle être d’un grand apport ?

Des études comparatives ont essayé de montrer la dimension culturelle de la timidité. Par exemple, au Japon, vous rencontrerez beaucoup de timides en comparaison d’autres parties du monde. Ainsi, on estime que 90% des personnes sont ou ont été timides.

À Tokyo, être modeste, réservé, discret, gentil, et avoir de la bienséance sont des comportements qui entrent dans leurs traditions et sont empreints d’un sceau sacré. Or, ces valeurs sont en contradiction totale vis-à-vis des contraintes modernes en matière de concurrence économique, qui requiert, plutôt une certaine combattivité, une certaine froideur.

Culturellement, les Nippons se trouvent placés devant un dilemme, qui normalement crée des situations de timidité. Sois au top, valorise-toi et, parallèlement, sois délicat, ne froisse pas ton interlocuteur.

Un autre phénomène culturel peut expliquer la timidité : La transculturation ou le déracinement. Cela peut toucher les expatriés qui se trouvent dépaysés par rapport aux nouveaux codes de comportement qu’ils ignorent, mais aussi les personnes qui, grâce à leur cursus socio-professionnel brillant, se retrouvent projetées par le biais de ce qu’on appelle l’ascenseur social, dans un autre environnement différent de leur environnement de départ.

Sans tomber dans la trivialité, mais juste pour vous donner une petite idée, imaginez l’exemple d’un jeune homme issu d’un environnement ouvrier très peu fortuné, et qui grâce à son acharnement, à ses aptitudes, et à ses efforts pugnaces devient le patron. Ce jeune homme aura beaucoup de mal à communiquer avec des personnes supposées de « haut rang social», dont la manière de se comporter, de s’habiller, de rire est différente de ses propres codes.

  1. Un événement traumatisant peut-il vous rendre timide ?

Certains faits ou actes peuvent laisser des séquelles incurables, des blessures qui ne se fermeront jamais et qui entrainent une timidité durable. Si vous avez été atrocement humilié en public, ou que vous avez été moqué devant un auditoire. Si vous avez subi un échec cuisant, ou que vous avez été blessé profondément, ou bien alors, la femme que vous aimez a rompu sans explication, sans crier gare… Ce sont toutes des situations qui peuvent vous pousser à être timide, à perdre confiance en vous.

Essayez de chercher dans vos souvenirs, de faire une introspection, de voir depuis quad vous avez été timide. C’est peut-être à cause d’un professeur qui vous a collé un sobriquet malveillant ?  Ou à cause d’un échec amoureux qui a peut-être détruit votre confiance en vous ? Ou alors au lycée, vous avez été victime de railleries ?

Si vous avez passé par une période de timidité aiguë, il se peut que vous vous sentiez vulnérable si vous vivez d’autres épisodes analogues. Votre psychisme demeure encore traumatisé par les difficultés que vous avez rencontrées, et vous avez peur que cela se renouvelle. C’est la preuve que vous manquez de confiance en vous et que vous n’avez pas vaincu votre timidité.


Les conséquences de la timidité.

Être timide c’est manquer de confiance en soi, c’est manquer d’assurance, de courage dans les rapports avec les autres. Et cela peut amener à de grandes conséquences et affecter sérieusement la vie sociale, professionnelle ou amoureuse de l’individu qui peut en pâtir.

Le désir de se dissimuler et le sentiment de honte que la personne timide ressent vont la pousser à se renfermer sur elle-même, à fuir ses semblables, et à nouer peu de relations sociales ou amoureuses. Et ce qui est encore plus grave, c’est que cette dévalorisation de soi peut pousser certaines personnes fragilisées vers la dépression.

  • La timidité et la vie professionnelle

Dans le monde du travail, le timide ne s’engage pas et ne prend pas d’initiative, de crainte d’être sévèrement critiqué. Il manque de confiance en soi, en ses capacités, il met à rude épreuve sa crédibilité, et il apparait souvent, confus, reclus…

Le timide a souvent le regard fuyant, car il craint de voir dans le regard de son interlocuteur une certaine ironie, voire des railleries. etc. Il aura tendance à éviter les réunions, les débats, les prises de parole en public. Il choisira la fuite en avant.

Par conséquent, cette timidité aura comme conséquence de freiner les promotions et la montée dans la hiérarchie professionnelle. Sa carrière en pâtira automatiquement.

 

  • La timidité et les rencontres

Les personnes timides fréquentent peu par rapport à leurs compères non timides. La timidité amène des conséquences dans la vie sociale et amoureuse d’une personne. Ils ne réussissent pas vraiment leurs rencontres, leurs relations intimes. Car, ils ne maitrisent pas l’art de communiquer, l’art de s’affirmer, l’art de séduire par les mots.

En effet, ils ratent souvent leurs conversations et ils n’arrivent pas à se valoriser. La personne timide préfère être passive, passer son temps à écouter de peur de faire échouer la conversation et par conséquent la rencontre.

C’est l’image d’une personne insignifiante et sans importance qu’elle offre à son interlocuteur.

Avec le sexe opposé, c’est encore pire. La personne timide n’arrive pas à placer ses mots, bafouille, s’entremêle les pinceaux, et le résultat est un échec cuisant.

  • La timidité et la vie étudiante

Les recherches effectuées ont clairement montré que la timidité assez prononcée influe sur le niveau d’étude et le nouveau académique. L’étudiant timide peut être incertain, peureux, et il manque de confiance pour s’exprimer, pour affermir ses capacités à soutenir et défendre ses idées, à séduire.

D’un autre côté, l’étudiant timide est incapable de requérir de l’aide, ou de demander les conseils indispensables pour ses études, ou l’aidant à planifier son avenir.

Les répercussions se ressentent même plus tard, l’étudiant timide rate le plus souvent ses entretins d’embauche, les candidatures spontanées, etc.

 

  • Timidité et santé

La personne timide éprouve des difficultés à communiquer même avec son médecin traitant, à parler de ses problèmes de santé, ce qui pourrait aggraver son état physique, mais aussi émotionnel.

Une personne qui souffre de timidité chronique se trouve privée d’un réconfort psychologique en cas de difficultés. En effet, elle est incapable de révéler ses problèmes, et se trouve privée de conseil, et de soutien. Sa situation pourrait s’aggraver, jusqu’à devenir une personne anxieuse, voire déprimée.

 

  • Timidité et communication

La timidité amène des conséquences dans la communication avec autrui. Dans plusieurs situations, la personne a un problème de communication avec les autres.

La timidité empêche la personne de communiquer avec les symboles de l’autorité : patron, médecin, professeur. Cet évitement démontre clairement une faillite totale de la personne timide dans le monde de la communication.

Dans un monde moderne moins individualiste fondé sur la communication, le timide n’arrivera pas à s’imposer, à trouver sa place, il se sentira perdu, inutile.


Comment vaincre la timidité ? Cinq conseils réalistes et opérants !

 

Vous désirez vaincre votre timidité ?    Nous vous suggérons 5 astuces réalistes et efficaces pour regagner votre confiance en soi et vaincre votre timidité. Ainsi, vous pourrez communiquer avec qui vous voulez sans la moindre gêne ou honte.

  • Soyez patient et tenez bon !

Pour vaincre la timidité, il faut avancer progressivement à petits pas. En effet, cela pourra vous demander des mois de travail. Et même, de longues années.

Vous pouvez arriver à vaincre votre timidité, vous en êtes capable. Mais soyez persévérant, car c’est un travail de longue haleine, comme tout travail sur soi. Vous allez certainement faire des rechutes, parfois vous vous sentez découragé, démotivé, le moral sapé, mais tenez bon.

 

  • Faites un sport d’équipe

Pratiquer un sport d’équipe, tel le football, le basket-ball…est une des solutions qui pourrait vous aider à vaincre votre timidité.

Un sport collectif vous aide à combattre votre timidité. En intégrant un groupe, vous serez obligé de vous présenter, de vous intéresser à vos coéquipiers, de répondre aux questions, de faire des commentaires … Tout cela vous aidera à améliorer votre sociabilité et à quitter peu à peu votre cocon, à aller vers les autres, à vaincre votre grande timidité, à retrouver confiance en soi.

On peut vous suggérer aussi, la danse de salon. C’est un sport idéal pour entrer en contact avec les autres et surtout avec le sexe opposé. Durant ce cours de danse, vous apprendrez beaucoup de danses et vous serez souvent invité à changer de partenaire. Vous allez dépenser moins physiquement, mais c’est une expérience très riche où vous allez apprendre à être en contact physique, mais aussi mental avec l’autre.

En plus, ces rencontres seront variées, et par conséquent riches. Une expérience à tenter qui vous aidera à vaincre votre timidité, surtout en face du sexe opposé.

  • Jouez du théâtre

Vous pourrez surmonter vos phobies, vos angoisses en participant à des cours de théâtre.

C’est l’occasion de combattre votre peur du ridicule en améliorant votre façon de marcher, de vous comporter et de parler. Vous ferez la connaissance d’autres gens, et vous allez jouer devant des inconnus. C’est l’idéal pour vaincre sa timidité, pour chasser ses peurs, ses démons.

 

  • Faites une thérapie comportementale

C’est aussi une solution très intéressante. Un spécialiste peut vous guider, vous encadrer, vous mettre sur le bon chemin. La thérapie comportementale est l’un des moyens qui pourraient vous aider à vaincre votre timidité.

  • Méditez

La méditation peut vous aider à vaincre votre timidité. Mais vous ne pouvez pas la pratiquer à n’importe quel moment. Vous pouvez choisir des moments les plus propices à la méditation, le matin, par exemple. Cela vous permettra d’être serein, en paix avec vous-même et de chasser tout ce qui pourrait entraver votre quête de retrouver votre confiance en vous et de vaincre une fois pour toutes votre timidité.

 

Découvrer d’autre moyens pour vaincre sa timidité  🙂

Article 1 pour vaincre sa timidité : 11 Truc pour vaincre sa timidité

Article 2 pour vaincre sa timidité: 7 actuces et conseils pour vaincre sa timidité

 

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