La timidité: Il y a-t-il des médicaments? (prescriptions et pilules)

Médecin femme montre traitement medical

La timidité : Il y a-t-il des médicaments ? (prescriptions et pilules)

 

Le regard des autres et les interactions sociales peuvent être source d’une profonde anxiété pour de nombreuses personnes et ce sentiment peut se révéler être un véritable handicap social pour ceux qui en souffrent. Pour les personnes timides en particulier, la simple idée de devoir aborder quelqu’un et lui parler face à face relève souvent de l’impossible. Les causes de ce trouble sont multiples et ses manifestations entrainent une indéniable souffrance psychologique : frein à la confiance en soi, à l’épanouissement personnel, fragilité émotionnelle, sentiment d’insécurité exacerbé etc.

Malheureusement, comme pour beaucoup de choses, il n’existe pas de recette miracle pour lutter contre la timidité. Néanmoins, il est possible d’avoir recours à des « aides » : des médicaments  et pilules permettant de lutter contre la timidité et les phobies sociales. Dans cet article, nous vous proposons un tour d’horizon de ce type de médication et couveront tous les points les plus importants du risque d’accoutumance en passant par les principaux effets secondaires.

Quand ils sont correctement dosés et choisis, certains médicaments, pilules et prescriptions ont la possibilité d’influer de manière drastique sur la timidité d’une personne et lui permettre de regagner un sentiment de confiance en soi. Cependant, l’automédication est à proscrire absolument et quelques conditions doivent être respectées. Tout d’abord, il doit être médicalement confirmé (par un professionnel de santé) que vous souffrez d’un cas d’anxiété sociale aiguë. Une timidité « légère » ou occasionnelle telle qu’un petit coup de stress avant de prendre la parole en public ne doit en aucun cas justifier la prise d’un tel type de médication. Deuxièmement, et nous ne le répèterons jamais assez au cours de cet article : toujours avoir recours à ce type de médication sur conseil et avec le suivi de votre médecin. L’automédication est absolument proscrite ! Enfin, le traitement doit s’accompagner d’un suivi psychologique pendant lequel le patient atteint de timidité devra travailler sur son anxiété sociale. En effet, avec ces médicaments, il ne s’agit jamais de « soigner » la timidité de manière permanente, mais plutôt de permettre au patient qui en souffre d’apprivoiser son trouble et d’apprendre à le surmonter.

Ceci ayant été dit, nous pouvons maintenant passer à notre tour d’horizon des médicaments et prescriptions aidant les personnes atteintes de timidité.

 

Les bêtabloquants :

Médication favorite des grands timides, les bêtabloquants sont une famille de médicament qui est utilisée à l’origine en cardiologie. Ils permettent de bloquer l’action des médiateurs du système adrénergique, en particulier l’adrénaline. En d’autres termes, ils bloquent les symptômes du stress : accélération du rythme cardiaque, bouffées de chaleur, transpiration, mains moites, etc.

À ce titre, ils ont un effet modérateur de l’humeur et du tempérament et c’est pour cette raison qu’ils sont utilisés pour atténuer les troubles tels que l’anxiété sociale, la timidité ou plus généralement les effets physiques de l’émotivité. Ils sont souvent utilisés, à tort, dans des situations de stress ponctuel (stress de performance par exemple).

Pourtant, malgré leur effet bénéfique sur les indicateurs physiques de la timidité, les bêtabloquants sont porteurs de contre-indications importantes et peuvent occasionner des effets secondaires. L’asthme, le diabète, divers troubles cardiaques en sont les principaux, mais pas les seuls. De même, ils n’agissent que sur les manifestations physiques de la timidité et n’ont aucun effet sur la cause psychologique du problème. Ils ne sont donc que des solutions de court terme. C’est pour cette raison qu’ils doivent être absolument prescrits par un médecin qui a connaissance de votre historique d’anxiété sociale.

 

Les antidépresseurs :

Les antidépresseurs sont un type de médicament ou prescription connu pour aider dans les cas de dépression, mais sont, depuis peu, autorisés comme traitement des troubles anxieux parmi lesquels les cas les plus aigus de timidité. Entre autres effets,  ces pilules permettent au cerveau de filtrer les émotions négatives.

On compte deux catégories d’antidépresseurs qui se différencient en fonction de leurs effets sur les principaux neuromédiateurs qui agissent sur l’anxiété.

La première catégorie est celle des ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) comme le Deroxat, Prozac, Zolfot, etc.

La deuxième catégorie est celle des IRSNA (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline). C’est la première classe, les ISRS qui sont celles utilisées dans le cas de la timidité. Ils ont un effet direct sur le plan émotionnel, cognitif et comportemental des patients atteints de timidité. À la différence des bêtabloquants qui ont un effet très ponctuel, les antidépresseurs sont considérés comme un traitement de fond (ou de longue durée) et leur prise s’étend généralement sur plusieurs mois voire une année complète. Il est donc primordial de bénéficier d’un suivi médical régulier lors du traitement.

De plus, les antidépresseurs, en réduisant le niveau d’anxiété des patients, permettent de commencer plus facilement un travail psychologique de long terme qui se révèle être une condition indispensable à la prise d’antidépresseurs, en particulier lors de l’arrêt du traitement et pour éviter les rechutes.

Cependant, des effets néfastes liés à leur prise existent. Parmi les effets secondaires les plus communs de la prise d’antidépresseurs, on retrouve : des maux de tête, des vertiges, divers troubles digestifs (principalement constipation), des étourdissements, une perte ou une prise de poids ou d’appétit et enfin des troubles sexuels.

 

Les anxiolytiques (ou tranquillisants) :

Les anxiolytiques sont une autre alternative médicamenteuse pour atténuer les cas de timidité maladive. Ils appartiennent principalement à la classe des benzodiazépines. Tous comme les bêtabloquants, ces pilules sont indiqués dans le traitement ponctuel et symptomatique de l’anxiété sociale. Ils n’ont donc qu’une action très courte et limitée.

Leurs prescriptions sur avis médical sont, de ce fait, très rares, et se justifient souvent par des cas d’anxiété généralisée qui s’ajoutent à l’anxiété sociale. Dans ce cas, le traitement doit être court et ne dépasse en règle générale jamais douze semaines en incluant la période de sevrage. En autres effets néfastes liés à la prise d’anxiolytiques, on retrouve : un risque important d’accoutumance, une altération des capacités d’apprentissage et de mémorisation, etc.

De plus, leur efficacité est discutable et discutée dans le sens où ces médicaments n’ont pas d’influence sur le comportement relationnel du patient. En d’autres termes, la personne sous anxiolytiques ne s’habitue pas au contact social et reste angoissée. Il ne s’agit donc en aucun cas d’un traitement fiable pour ce trouble.

 

Phytothérapie & compléments alimentaires :

Même si leur efficacité réelle reste à démontrer, il nous a paru important de mentionner dans cet article l’usage des médicaments à base de plante, de l’homéopathie et des compléments alimentaires dans le traitement des troubles mineurs de l’anxiété. Pour la peur de parler en public, le remède naturel le plus connu est la Mimulus, une fleur de Bach dont on utilise l’extrait, souvent en inhalation. Cependant, il s’agit là encore d’un remède de courte durée à effet très ponctuel et dont les véritables bénéfices médicaux restent encore largement débattus.

 

Pour ce qui est du traitement homéopathique, les professionnels de cette discipline recommandent généralement la prise en granules de deux principales souches homéopathiques et ce jusqu’à l’amélioration du trouble chez le patient. Le traitement est donc généralement long et les effets varient considérablement d’un patient à l’autre en fonction de la réceptivité de chacun à ce type de traitement.

Enfin, des méthodes plus douces et non médicamenteuses existent. Si elles n’ont pas d’effets directs et immédiats sur la timidité, elles sont un véritable travail sur le corps et l’esprit et elles permettent au patient de se détendre, d’apprivoiser son stress et ses émotions. Utilisés depuis des siècles dans certaines cultures, leurs effets bénéfiques ne sont plus à démontrer. On retrouve parmi ces méthodes : le yoga, la relaxation et la méditation.

Dans ce type de traitement beaucoup plus naturel, les effets secondaires sont presque inexistants et le risque d’accoutumance mineur. Ils constituent donc une alternative potentielle pour les patients qui ne souhaitent pas user de médicaments. Ils peuvent également être pris en parallèle d’un accompagnement psychologique ou médicamenteux.

 

Important (alternatives aux médicaments et pilules)

Il est important de conclure que les médicaments et pilules ne sont pas une fin en soi et ne doivent pas être considérés comme des moyens de « soigner » la timidité. Les pilules sont des aides ponctuelles à l’anxiété sociale et doivent être considérés comme des traitements de court-terme. L’aide et le suivi psychologique ainsi qu’un travail de long terme sur la timidité sont plus à même de trouver les sources de cette anxiété sociale et d’avoir un effet plus significatif dans le temps.

Il est donc nécessaire de s’engager, en plus du traitement médicamenteux, dans un autre type de traitement plus psychologique comme les thérapies comportementales et cognitives par exemple. Leur efficacité a été prouvée à de nombreuses reprises comme étant plus importante sur le long terme que les médicaments.

Et pour encore plus d’efficacité et afin d’apprendre à contrôler les symptômes physiques de votre anxiété sociale sans prescription ou pilule, nous vous recommandons de pratiquer une activité physique comme le yoga ou bien la méditation (deux activités connues et reconnues pour permettre à ceux qui les pratiquent de gérer leur stress et leurs émotions)

 

 

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